La Méthode Duckworth Lewis

Samedi 28 septembre

Après avoir circulé sur une des rares portions d’autoroute payantes du royaume (et vu son prix elle devait compenser toutes les autres, gratuites, elles !), nous voilà arrivés en début de soirée (à l’heure anglaise c’est 18h30) à Bristol.

st goerge's bristol

La charmante petite salle du St George’s Bristol

Aujourd’hui, nous avions un horaire à respecter. Ce soir, c’est concert.
Nous allions au St George’s Bristol, une petite salle habituellement dédié aux concerts classiques.

Mais ce soir, c’est Neil Hannon qui allait en prendre possession, avec son « groupe d’à coté »  The Duckworth Lewis Method

Ceux qui me connaissent ne serait-ce qu’un peu, savent à quel point je suis une fan (presque) inconditionnelle de Neil Hannon, de The Divine Comedy  et de leur pop parfois très sucrée, très symphonique, très produite… TRÈS !

Nous étions de passage ce jour là à quelques kilomètres d’une salle où il allait se produire : hors de question de rater ça !

Avec The Duckworth Lewis Method, sans renier qui il est, ni revenir totalement à ses débuts, il semble que Neil Hannon prenne un plaisir visible à un peu plus de légèreté musicale. C’est comme si ce side band lui permettait se s’amuser de nouveau et de nous enthousiasmer. Comme si finalement, il se sentait un peu engoncé dans son costume au sein de The Divine Comedy (c’est d’ailleurs l’impression que m’avait faite leur dernier album, pas mauvais, mais sans surprise, une redite de ce que l’on est habitué à entendre chez eux…).
Mais le sujet n’est pas là !

dlm

Thomas Walsh & Neil Hannon : « Et hop ! »

The Duckworth Lewis Method c’est un duo. Hannon est ici accompagné de Thomas Walsh (un irlandais corpulent à l’accent à couper au couteau et à la voix claire).

Leur musique pop baigne dans la culture du cricket (à laquelle je ne connais rien, mais peu importe je prends le train en marche) : mélodique, élégante, complexe et avec un je ne sais quoi de second degré so british.

En 2013 ils ont sorti leur second album Sticky Wicket et ont entrepris une tournée britannique à l’automne.

Une situation fort délicate...

Une situation fort délicate…

Voilà un petit extrait à écouter (et regarder) I’ts Just not ckricket morceau jubilatoire qui donne instantanément envie de chanter et dodeliner. Et j’adore dodeliner !!

Donc, ce soir là, c’est eux que nous allions voir.
Dans une petite salle de 560 places.
En Angleterre.
Nous nous sentions totalement privilégiés.

Quand nous sommes arrivés, la salle était déjà un peu remplie.
Le public était très hétéroclite : des familles, des jeunes, des personnes âgées, c’était très étonnant de voir que le public est très différent du public français.
Mais public familial ne veut pas forcément dire public « plan-plan » : l’ambiance était très festive.
Les spectateurs apostrophaient les musiciens, dialoguaient avec eux entre les morceaux. C’est très familier.
Mais alors que tout le monde était très décontracté, personne ne s’est levé pendant les morceaux. Le public est resté sage… et dodelinait (encore). C’est drôle !

Quant à ce qui s’est passé sur scène, nous avons assisté à une véritable pièce de théâtre. Tous les musiciens étaient habillés en costumes de joueurs de cricket et Neil « Lewis » se chamaillait sans cesse avec Thomas « Duckworth »

C’est là que nous nous sommes vraiment sentis étrangers.
Les plaisanteries sur les rapports entre Irlande et Angleterre nous échappaient alors que la salle était hilare ; Nous avions un mal fou à comprendre Thomas Walsh qui en rajoutait encore avec son accent irlandais ; Parfois nous attrapions un mot au vol, comme  « Dublin » ou « jacket », et quand nous comprenions vaguement une plaisanterie nous riions de plus belle tellement le plaisir d’avoir compris était grand !

dlm-live

Mais la musique, les voix conjointes d’Hannon et Walsh nous rassuraient à chaque morceau : nous avions bien fait de venir, nous étions ravis d’être là, et de faire partie de la fête.
Le groupe s’est étoffé sur scène. Un guitariste, un batteur et un bassiste, tirés à quatre épingles échangeaient parfois avec nos héros, mais donnaient surtout de l’ampleur à leurs mélodies imparables. Nous ne connaissions pas encore le nouvel album à ce moment-là. Cela ne nous a pas empêché de chanter en chœur à chaque titre ! (pas trop fort quand-même, notre accent bien français était repérable).

Ce fut une soirée mémorable parce que formidablement réjouissante, pleine de lumières et d’animation…

Nous allions retourner au Pays de Galles et rentrer dormir à Cardiff, dans un Bed & Breakfast tout aussi mémorable…

Au fait vous saviez que la duckworth lewis method est une méthode statistique pour deviner quel sera le vainqueur d’une partie de cricket par temps de pluie ?
Publicités

2 réflexions sur “La Méthode Duckworth Lewis

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s